Quatrième de couverture :


"Notre-Dame-des-Fleurs fait ici son entrée solennelle par la porte du crime, porte dérobée, qui donne sur un escalier noir mais somptueux. Notre-Dame monte l'escalier, comme l'ont monté bien des assassins, n'importe lequel. Il a seize ans quand il arrive au palier. Il frappe à la porte, puis il attend. Son cœur bat, car il est résolu. Il sait que son destin s'accomplit."

 
Jean Genet
Notre-Dame-des-Fleurs

En 1989, nous n'avions pas encore pris l'habitude de noter l'avis de chacun. Le "scribe", ce 10 novembre 1989, a seulement noté les prises de parole successives, sans en indiquer l'auteur.

Étaient présents : Sabine, Brigitte, Claire, Henri-Jean, Jacques, Anne-Marie, Odile

  • Je ne m'en farcirais pas un autre tout de suite !
  • C'est mou…
  • Il n'y a pas de fente pour entrer dans cet univers !
  • C'est barbant, c'est horrible, l'écriture est très belle, c'est kitsch. C'est très intime. On ne peut pas s'identifier et on ne sympathise pas avec les personnages.
  • Par moment, on ne comprend rien.
  • Je suis rentrée vierge dans ce livre...
  • La belle écriture n'est pas au service d'une œuvre littéraire.
  • Cette œuvre érotique, très charnelle, c'est une pornographie poétisée.
  • J'ai été très séduite par les métaphores, j'ai avalé littéralement les premières pages.
  • Le personnage de Divine est très émouvant.
  • Il faut mentir pour être vrai, dit Genet. On ne sait pas démêler le vrai du faux.
  • Ça fait un peu pouët pouët !
  • La fin est très jouissive, avec le procès.
  • C'est un livre sur la trahison, de trahison. Il trahit le lecteur, qui ne sait plus où il en est. Genet fait exprès de créer cette ambiance.
  • L'univers carcéral, j'aurais aimé qu'il le décrive encore plus, qu'il explique sa genèse d'écrivain.
  • Genet ne souhaitait pas une prison plus douce : il faut que la prison soit dure pour qu'on arrive à en sortir par l'imaginaire.
  • Le style est éblouissant.
  • Il y a un jeu verbal ou le sens se perd.
  • Dans un autre roman, il y avait une histoire de vaseline, c'était dégueulasse.
  • L'ouverture est très belle.
  • Le personnage de Divine est très intéressant, il fait mieux comprendre l'homosexuel passif.
  • Il y a de très belles évocations de la campagne.
  • Il y a un côté sacrilège qui le rapproche de Sade.
  • J'aime mieux qu'il soit derrière que devant !
  • Il y a beaucoup d'allusions à l'art, à la poésie, mais pas la recherche de construction d'une œuvre.
  • C'est un Cocteau hard.
  • Le fait d'avoir expurgé le texte le rend parfois incompréhensible et même le fausse.
  • On a accusé Cocteau d'avoir réécrit certains passages.
  • Genet a choisi l'abjection dans sa vie, il est marginal, irresponsable.


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