Bruno Schulz
Les boutiques de cannelle

Nous avons lu ce livre en avril 1993. Nous le relirons en janvier 2006.

Jacques
Je me suis plutôt ennuyé, je n'ai pas terminé. Le style répétitif fait un peu procédé. Je ne vois pas où l'auteur veut en venir. Le livre est cependant émaillé de formules fortes. Mais c'est toujours un peu pareil et ce n'est pas suffisant pour m'intéresser.

Brigitte
C'est un livre difficile à comprendre. Le style est plaisant. J'ai été éblouie par la quatrième de couverture et la première nouvelle. J'ai beaucoup aimé la description du petit chien. Parmi les textes de la fin, j'ai aimé la description du modernisme (la physique abordé à la fin du 19ème et au début du 20ème), mais dans l'ensemble, c'est difficile à lire, comme une série de rêves récurrents, on ne comprend pas toujours. Je suis contente de l'avoir lu.

Sabine
Au début j'étais mi-amusée, mi-agacée par la pléthore d'adjectifs, choquée par la multiplicité des traducteurs : trois et en plus avec leur nom à la fin de chaque nouvelle, grrr. Cela ne me permet pas de faire la lecture que j'aurais aimé en faire : un roman ? Des nouvelles ? Un texte onirique en tout cas : le personnage du père est inquiétant. L'écriture est moderne pour son époque. C'est aussi inquiétant que Kafka. Comme dit Kundera, on n'a pas à tout comprendre. Ce livre m'a transportée. Je suis contente de l'avoir lu.

Monique
Je suis d'accord avec tout ce qui a été dit. Il y a des moments d'émerveillement, mais ça ne dure pas. Je suis vraiment entrée dans le monde de Schulz avec les oiseaux et les mannequins, c'est un univers très intéressant. Je ne marche pas dans les métamorphoses des personnages. C'est un univers particulier qui donne un sentiment d'étouffement. La folie du père m'a beaucoup amusée, c'est le seul qui a le courage de lutter contre l'ennui de cette ville de province. J'ai aimé le passage sur les tissus colorés. Je n'ai pas aimé du tout l'histoire de Nemrod. Je n'aurais pas lu le livre si ce n'était pas pour le groupe lecture. En conclusion, pour moi c'est un auteur qui avait des touches de génie, mais je n'ai pas été jusqu'au bout...

Christine
J'ai adoré. On a l'impression d'avoir la vision d'un enfant. Les membres de la famille sont tous très bizarres. Les autres, Adèle, les couturières, sont normales. Les descriptions à propos du père me plaisent. Cet univers d'enfant est très bien rendu. Le personnage du père est fascinant, qui secoue l'ennui de la ville de province. Ce sont surtout les portraits des gens qui me plaisent.

Muriel
Je n'en ai lu que la moitié. J'ai aimé tout le début, les descriptions de chaleur. J'ai adoré " Les oiseaux " ; j'ai aimé les dérapages dans le fantastique, par moment ça m'a fait quand même chier. Dans l'ensemble, j'ai bien aimé et le style ne m'a pas gênée.

Rozenn
J'ai vraiment détesté, et même pire, ça m'a déplu. C'est pas intéressant, mais je suis allée jusqu'en bout et j'en ai conclu que je suis maso. La préface est très compliquée.

Claire
Je crois que comme Rozenn parfois, je pourrais dire une chose et son contraire. J'ai apprécié certaines nouvelles. Sont-ce des nouvelles séparées ou une histoire continue ?... J'ai eu ras-le-bol du thème du père. La langue est très chargée... métonymies... synecdoques... c'est répétitif... ce sont peut-être des variations sur un même thème. Ce que je trouve extraordinaire, c'est ce vrai-faux fantastique, ce décrochage de la réalité. C'est un livre qui a une richesse et qu'il faudrait reprendre.


 

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Quatrième de couverture : "Au mois de juillet, mon père partait aux eaux et nous laissait, ma mère, mon frère aîné et moi, en pâture aux journées d'été, blanches de feu et enivrantes. Nous feuilletions, étourdis de lumière, le grand livre des vacances, dont chaque page scintillait de soleil et conservait tout en son fond, sucrée jusqu'à la pâmoison, la pulpe des poires dorées. Aux matinées lumineuses, Adèle, telle Pomone, revenait du feu du jour embrasé et vidait sa corbeille de toutes les beautés colorées du soleil."