Helene Hanff
84, Charing Cross Road

Collection Autrement

Sabine

Le Charing cross road lui bien plu, comme Amélie Poulain ! Elle trouve la personnalité d'Hélène bien sûr très intéressante, apprécie son humour et sa lucidité. Quand elle a faim de livres, elle sait que les autres, outre-Manche, ont faim de nourritures moins abstraites. Sabine aime donc cette lucidité et sa générosité, car elle s'y retrouve, ayant elle-même toujours faim de sucré-salé et de mots ! À son avis, donc, c'est un recueil de lettres très touchant par la verve d'Hélène, la gentillesse des libraires et le contexte historique à l'arrière-plan.

Madeleine

pose la question suivante : "Pourquoi a-t-on publié ces lettres ?"…

Loana

a consenti à être séduite par le libraire, mais pas davantage.

Jacqueline

a été très surprise : dans quelle catégorie ranger ce livre ? A la relecture -car, oui, elle l'a relu- elle trouve qu'il donne l'idée convenue qu'on peut avoir des Américains. L'héroïne est sympathique, mais ça finit trop bien. Le fait que ce soit sous forme de lettres et dans la même collection qu'Inconnu à cette adresse l'a agacée par contamination.

Roselyne

c'est exactement le contraire. Elle a commencé avec le même agacement, car elle avait détesté Inconnu à cette adresse, et elle a été agréablement surprise par un livre original et intéressant, plein d'imprévus, dans cette époque d'après-guerre. Roselyne aime que l'héroïne interpelle la librairie comme une personne et intervienne dans la vie de ces gens. Loana intervient alors pour dire que ce point de vue la fait changer d'avis…

Claire

a beaucoup aimé ce livre. Le destin de cette Américaine est passionnant, au-delà d'ailleurs de la publication des lettres. Son rapport aux livres dont tous ceux qu'elle cite sont peu connus par les analphabètes de son genre (à part Jane Austen et Sterne) est rigolo : " C'est contraire à mes principes d'acheter un livre sans l'avoir lu, c'est comme acheter une robe sans l'avoir essayée ". L'alternance entre sa fantaisie débridée et le côté cul serré du libraire est savoureuse. Son propre rapport à l'écriture, distancié, parfois dans la dérision, est intéressant, en contrepoint de sa passion des livres.

Françoise

l'a lu en anglais et bien aimé ces lettres. Elle s'interroge sur les trous de plusieurs années entre certaines. Elle a été gênée par le fait de ne pas connaître les auteurs dont elle parle ou l'histoire détaillée de l'Angleterre à laquelle elle fait allusion. La seconde partie de l'édition anglaise, non parue en français, raconte son voyage en Angleterre, plaisant, mais un peu longuet. Françoise n'a pas accroché à son rapport aux livres : n'aller que dans les bibliothèques et acheter des livres déjà lus… Mais les relations sont touchantes.

Manuel

Ces lettres sont très touchantes. Malgré tout, le livre le dérange. Manuel ne comprend pas le succès public d'une telle œuvre épistolaire, qui manque cruellement de consistance. Le début est très répétitif. Il est quand même intéressant de constater à quel point les restrictions ont duré après la guerre. C'est un témoignage. Sans plus. Il a constaté à quel point la littérature classique anglo-saxonne lui est inconnue !

Christine

ne comprend pas pourquoi ce livre a eu et a un tel succès. Il est sympathique, mais anecdotique ; il se lit très vite, sans s'arrêter, en donnant l'impression de lire tout le temps la même lettre. C'est superficiel. De plus, rien ne donne envie de lire les livres qu'elle commande. Mystère du succès…

Liliane

c'est un succès médiatique -une success story- bien orchestré, fondé sur une histoire facile sur le thème du lien Angleterre-Amérique. Au début, elle a bien aimé le livre qui lui rappelle sa voisine américaine du dessous qui a le même humour…Peu à peu, l'intérêt a baissé. Le fait qu'il n'y ait aucun échange sur leurs passions des livres y contribue. Quand on pense que les écrits d'Helene qui étaient sans doute très travaillés étaient refusés, au contraire de cette correspondance…

Renée

n'a pas lu le livre, ce qui ne l'a pas empêchée d'avoir un avis personnel qui a changé après chaque prise de parole… Elle estime que c'est comme si elle avait lu le livre et que par conséquent ce n'est pas la peine de le lire.

Une partie de la soirée a été consacrée à Loft story (groupe de lecture sans livres) et aux apports fondamentaux d'un livre minuscule de 8 cm sur 11 intitulé Le petit livre du français correct qui a permis de rappeler qu'on ne dit pas carottes, poireaux, petits pois et autres courgettes, et qu'on prononce osciller entre deux livres comme ceci et non comme cela. Du coup, nous nous sommes livrés à des corrections incessantes toute la soirée…

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Par un beau jour d'octobre 1949, Helen Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l'intime, presque à l'amour.

 

 

cote d'amour
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