La vie de Lazarillo de Tormès

Garnier Flammarion

 

Jackie
Je ne l'ai pas terminé, d'emblée cela ne m'a pas plu. J'ai trouvé ça daté, désuet, invraisemblable et les personnages ne sont pas sympathiques.

Fanfan
J'ai bien aimé, c'est drôle, grand guignol, une fable invraisemblable bien sûr. C'est une sorte de conte philosophique sur le bonheur, qui m'a fait rire.

Marie-Laure
Je me suis un peu ennuyée, mais c'est drôle, cocasse.

Muriel
J'avais lu des passages dans mes études d'espagnol. Le rire est recherché, mais c'est horrible. Ça m'agace et ça me plaît. Je ne suis pas emballée, mais c'est plaisant.

Jacqueline
J'ai trouvé ça drôle. Je n'aimais pas les fabliaux du Moyen Age, maintenant que je les raconte à des enfants, c'est différent. Le livre est constitué d'une collecte d'histoires populaires qui s'enchaînent bien, avec une critique sociale. Le petit noble qui suscite la compassion du narrateur me rappelle l'un des trois mousquetaires. Ça m'a plu car je ne suis pas touchée.

Lil
Je me suis mortellement ennuyée. Ça me rappelle des trucs scolaires.

Nicole
Ce n'est pas ma tasse de thé et je suis contente quand cela se termine, mais il y a des scènes drôles.

Jean-Pierre
Je me suis bien amusé de ces farces et clowneries (la presse arrive et interrompt Jean-Pierre...). L'humour est décapant. La niaiserie rend l'impact de l'humour encore plus fort. Cela m'a fait effectivement penser à Goupil et Ysengrin, à Molière aussi. La langue est fleurie, mais on se demande pourquoi la traduction recourt à de l'argot. Me trouvant dans un spectacle de clown, je ne cherche pas la vraisemblance. L'anticléricalisme, la frime du petit noble, restent d'actualité.

Françoise D
Je l'ail lu avec plaisir, mais ne l'aurais pas lu plus longtemps. C'est une fable critique. Je ne me suis pas apitoyée car j'ai trouvé le héros concon.

Muriel
- Je ne l'ai pas trouvé concon !

Françoise D
On comprend pourquoi il a été interdit et pourquoi il a eu du succès. J'aime beaucoup la couverture de Murillo, l'accélération de la fin, savoureuse, toujours d'actualité.

Claire
J'ai l'impression d'être dans de la commedia dell arte. L'histoire du livre est très intéressante et j'ai lu la longue préface qui m'a plu. J'aime savoir qu'un lazarille en espagnol est devenu celui qui guide un aveugle. C'est comme si je visitais un monument historique, je suis contente de le découvrir, mais mon plaisir est limité.

Monique (qui l'avait proposé)
Je l'adore. Je l'ai découvert par hasard. Je trouve ça truculent. Je l'ai relu ce jour et ai encore plus apprécié : les chutes, les gags, l'ironie cinglante, la vie triste, l'audace pour critiquer l'église et l'honneur. C'est pour moi un chef d'œuvre d'un grand comique. Il me fait le même effet que Rabelais, Don Quichotte, Molière. J'ai revécu le plaisir de lire Proust hors de l'école. J'apprécie de lire une œuvre forte ; ce n'est pas pour rien que ces œuvres ont traversé les siècles. J'aimerais qu'il y ait l'équivalent aujourd'hui.

Claire lit le cours suivant... :
La Vie de Lazarillo de Tormès marque en 1554 " la naissance d'un nouveau style littéraire : la nouvelle picaresque, qui s'est développée pendant tout le XVIIe siècle. Le pícaro est un individu sans honneur, un anti-héros.
Ainsi, une des hypothèses expliquant l'apparition de ce nouveau genre littéraire si particulier est l'interaction entre plusieurs facteurs : les conditions sociales de l'Espagne de l'époque (où, contrairement aux autres pays européens, la classe bourgeoise se développe peu, et où persiste au contraire une importante classe sociale pauvre) ; le désir de se démarquer totalement du genre littéraire plus idéalisé qu'était la littérature chevaleresque de l'époque ; la volonté de critiquer la société espagnole très rigide.
Les nouvelles picaresques sont caractérisées par :
- leur caractère autobiographique ;
- leur caractère anti-héroïque (personnage principal pauvre, sans idéal) ;
- leur structure très ouverte, les épisodes n'ayant guère de rapport entre eux ;
- leur intention satirique et divertissante. "
(http://www.keepschool.com)





 

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En 1554, on publie simultanément à Burgos, Alcalá et Anvers, une courte biographie anonyme La vida de Lazarillo de Torms : œuvre surprenante qui retrace non les amours d'un berger ou les exploits d'un chevalier, mais la vie d'un va-nu-pieds.