Katharina Hagena
Le Goût des pépins de pomme

Livres de poche



Katell entre &
Alors les pépins de pomme, j’ai trouvé que c’était un livre agréable. J’ai bien aimé cette histoire de famille. L’héroïne a mon âge ; sa mère celui de ma mère ; ça m’a rapprochée. Le titre est cucul, typiquement qui ne donne pas envie de lire le livre ; ça fait romans dans les pages de Elle. Ça fait 10 jours que je l’ai terminé et je m’en souviens de moins en moins. J’ai aimé les scènes de bains, avec Max, il y a toute une consistance de l’eau, de son corps, de l’autre. L’histoire de sa cousine, j’ai pas très bien compris, et Inga ???? J’ai bien aimé l’instant et pas tellement l’histoire de la famille. Mon côté midinette se demandait comment ça allait se terminer... Elle a un fils, ça rompt le cycle des filles. Je suis contente de l’avoir lu ; je le recommanderai à des collègues. Livre plaisant. J’ai bien aimé tout ce à quoi j’ai pu m’identifier.

Françoise D.
Je ne serai pas aussi indulgente. Je l’ai lu jusqu’au bout mais j’ai eu un peu de mal avec les noms, la mère, les filles, les petites-filles, qui est qui ?? J’ai eu l’impression surtout que tout était effleuré, le mot nazi peint sur le poulailler ? La mort de Rosemarie ? Qu’est devenue Mira ? Bref on évoque, sans s’attarder sur rien. C’est répétitif et superficiel (volontairement ?). Elle ouvre des pistes, puis les laisse en plan et le lecteur sur sa faim. Je l’ouvre tout de même un quart pour quelques belles descriptions.

Jacqueline entre &
J’ai aimé le côté saveurs, elle rend très bien les sensations, les moments, mais on a l’impression d’un temps statique. J’ai eu un peu de mal à me situer géographiquement, ce n’est pas narratif du tout. Ça pourrait être n’importe où ; mais on a bien la sensation de la campagne, des fruits, des fleurs, le jardin, la baignade. Mais je me suis demandé si ça avait un rapport avec l’histoire de l’Allemagne, c’est intemporel, elle met les robes de sa grand-mère, son histoire avec Max peut se passer n’importe quand. L’histoire est juste effleurée et je ne le regrette pas car j’ai le sentiment que ça rend bien la manière de penser de ceux qui ont vécu cette histoire et veulent se souvenir et les jeunes pour qui c’est une époque révolue.

Rozenn
Au début, ça m’a beaucoup plu, il y a une atmosphère, puis j’ai été agacée car je ne savais plus qui était qui. J’ai voulu faire un arbre généalogique, et puis j’ai trouvé que ç’était idiot, puisque c’est simple : grands-parents, parents, enfants. C’est un livre sur la mémoire. La mémoire c’est le passé plus l’effacement, donc c’est normal car dans une famille tu ne sais rien précisément et personne ne sait plus. Il y a l’histoire d’Alzheimer, petit à petit, c’est très bien fait et terrifiant. Au milieu je me suis perdue, agacée, on ne sait plus qui est morte, enceinte, avortée... la fin relève du magique happy end. La mémoire avance et recule. J’aime quand elle prend les décisions sans réfléchir, comme moi... Cela dit heureusement qu’on en parle car j’avais déjà complètement oublié. Je pense que j’aurais envie de le relire, et je le recommanderai.

Claire
En fait, Rozenn a donné les clés du livre, de la citation de Paul Valéry. Assez vite, le début annonce une histoire de famille, de maison, RRRRROOOONNNN... Une personne qui a la maladie d’Alzheimer redonne un peu d’intérêt. Le métier de la narratrice va bien avec le livre précédent (L’Ombre du vent) mais j’aurais aimé qu’elle nous parle de son métier. À partir de la page 40 j’ai commencé à décrocher, j’ai survolé. Je ne comprends pas, pour moi c’est inintéressant, de quoi parle ce livre ? Ces histoires de famille m’ont pompée.

Brigitte entre &
J’ai bien aimé le titre, un peu compliqué, désuet... Ce qui m’a beaucoup plu est que c’est écrit par une Allemande récente, elle n’est pas dans les drames de la guerre. Là, on est avec des Allemands qui ne sont plus complexés, qui ne sentent pas responsables. Elle est normale, bibliothécaire, la guerre n’est pas son problème. J’ai aimé les pages sur la maison qui traverse les décennies, toujours là fixe, où rien ne change. On y est sensible ou pas. Ce n’est pas un livre narratif, mais d’atmosphère avec des Allemands qui ont digéré la guerre. Je trouve ça nouveau comme thème, ce n’est pas du déjà vu.

Avis des Bretons
Des avis partagés : 1 fermé, 2 ¼, 4 moitié, 2 entre moitié et ¾, 3 entier...
Les moins enthousiastes se sont ennuyés..., ont déploré le côté « platouille » (scolaire) du style, le manque de vie des dialogues et du récit des amourettes, la profusion de détails inutiles, une certaine difficulté à repérer les personnages... Mais, certains y ont tout de même vu de bonnes idées, de jolies formules sur l'oubli, les souvenirs, la mémoire, de l'humour parfois, et une description rigoureuse de la maladie d'Alzheimer... La forme, plutôt que le fond, semblait davantage responsable du manque d'intérêt du livre.

Les tièdes et les passionnés ont aimé :
- l'histoire émouvante et tragique de cette famille retracée par ces 3 générations de femmes,
- les secrets qui les hantent,
- la poésie, la nostalgie qui nimbent l'ensemble,
- l’évocation, toute en finesse, des sensations visuelles, olfactives, etc,
- le mélange du symbolique, de l'imaginaire, du réel
- le suspense qui les a tenus en alerte jusqu'à la fin
- la maison : personnage central de l'histoire
- la gestion efficace de la complexité des destins et du déroulement du drame
- la richesse du style due à l'accumulation voulue de détails très précis.


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À la mort de Bertha, ses trois filles et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament.