Carlos Luis Zafon
L’Ombre du vent

Livre de poche



Sandrine
J’ai beaucoup aimé L’Ombre du vent / La sombra del viento de Carlos Ruiz Zafón. J’ai découvert ce livre par hasard alors que j’étais en Espagne et que je retrouvais ce titre de manière récurrente d’une vitrine de librairie à l’autre. C’est est un roman sur l'amour du roman, ou plutôt comment dont on peut tomber amoureux d'un livre et de ses personnages. C’est l'histoire d’un libraire qui emmène son fils découvrir un lieu secret dans le Barcelone de l’après la guerre civile. Il s’agit du cimetière des livres oubliés, dans lequel le jeune Daniel devra choisir un livre. Ainsi débutera la quête de Daniel qui n’aura de cesse que de découvrir l'auteur du roman.
J'ai aimé la fluidité et la poésie de l'écriture ainsi que l’atmosphère de l’intrigue. Un extrait qui s’adresse à tout passionné de lecture : « Une fois, j'ai entendu un client de la librairie de mon père dire que peu de choses marquent autant un lecteur que le premier livre qui s'ouvre réellement un chemin jusqu'à son cœur. Ces premières images, l'écho de ces mots que nous croyons avoir laissés en arrière, nous accompagne toute la vie et cache un palais dans nos mémoires, dans lequel tôt ou tard - peu importe le nombre de livres que nous lisons, le nombre de mondes que nous découvrons, ce que nous apprenons et ce que nous oublions - nous reviendrons. Pour moi, ces pages ensorcelées seront toujours celles que j'ai trouvé dans les coursives du cimetière des livres oubliés ».

Annick A
J'ai lu L'Ombre du vent il y a quelques années. J'avais bien aimé ce livre, particulièrement le contexte politique et le positionnement de l'auteur que l'on sent derrière. L'intrigue autour du livre est très originale et passionnante bien qu'un peu naïve. Je pense que c'est un bon livre pour adolescents.

Annick LJ
C’est vrai que ce livre un livre a sa place dans leurs blogs.

Marie-Thé
A propos de L'Ombre du vent qui est d'actualité dans le groupe de Paris, j'avais préparé un court avis, mais je ne le trouve plus, peut-être le vent qui ne cesse de souffler l'a-t-il emporté... Je dirai juste que j'ai aimé moyennement ; pour du bon fantastique, il vaut mieux relire Le livre de sable de Borges. Ou revoir Volver d'Almodovar, ce n'est pas tout à fait la même chose, mais le livre de Zafon m'a fait penser à ce film.

Claire
J’ai beaucoup aimé ce livre, bien qu’il commence mal, et le style aïe, aïe, aïe... mais ça m’a captivée. Je me demande pourquoi il y a ces italiques ? J’ai été surprise jusqu’au bout. On n’est pas étonnée de savoir qu’il a été scénariste à Los Angeles : la composition est efficace. J’ai aimé retrouver le personnage de Fermin.

Jacqueline
Je suis contente de commencer l’année avec ce livre. C’est un livre sympa qui m’évoque Les Mystères de Paris. Avec des moments un peu longs parfois. C’est de la littérature populaire. Je suis allée à Barcelone, j’ai reconnu des endroits décrits dans le livre. Le livre dans le livre, c’est sympa, de même que le revirement final où le héros redevient écrivain. L’ancrage dans la société ne m’a pas convaincue ; le franquisme n’est plus d’actualité. Mais j’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce livre.

Brigitte
Je n’avais jamais entendu parler de ce livre. Au début j’étais dans le brouillard, sans avoir l’impression de connaître ce genre de livre. J’ai pensé à Train de nuit pour Lisbonne. Je l’ai lu avec intérêt et puis j’ai entendu Katell dire que ce n’était que de la narration, alors je n’ai plus su quoi en penser. Un livre peut-il n’être que de la narration ? Doit-il nous apprendre des choses ? Nous faire réfléchir ? C’est vrai que c’est un livre pour ados. J’avoue qu’Eugénie Grandet m’a permis de découvrir ce qu’est le roman.

Geneviève
Je l’avais déjà lu il y a six mois. Mais actuellement, j’ai perdu le goût des romans, je ne lis que des essais. Je l’ai lu sans déplaisir, mais sans réel plaisir non plus. Parfois c’est un peu téléphoné.

Katell
Ce livre m’est tombé des mains ! C’est une grosse daube qui n’a pas sa place dans le groupe. Je ne suis pas allée jusqu’au bout, c’est tout procédés, gros sabots, c’est un paquet de chamallows...

Annick LJ
Oui, c’est un livre pour le groupe lecture. J’ai adoré le début, très beau. Je l’ai lu d’un seul trait, je me suis laissé emporter. Quelques personnages ont de l’épaisseur, ils ne sont pas stéréotypés. Il y a l’amour, la haine, des mystères permanents, des histoires emboîtées. J’ai aimé la description de Barcelone et du franquisme. Une ville, une société gangrenée par le fascisme, la religion...

Jacqueline
Ça c’est fabriqué !

Annick LJ
F... c’est le mal outrancier, avec l’agression contre le vieil homosexuel, les discours officiels... Le livre évoque le réalisme magique de la littérature sud-américaine ; c’est une manière de décrire le réel qui fait appel au doute, au mystère. C’est le roman populaire dans le contexte de cette Espagne-là, pourrie par le franquisme. Je me suis laissé emportée par la romance. L’auteur aurait pu réduire un peu. On voit beaucoup d’images, non il n’écrit pas comme une planche.

Françoise D
Je l’ai lu il y a longtemps, et je n’aurais pas eu l’idée de le proposer au groupe lecture. Je n’ai pas accroché au côté roman populaire. J’ai trouvé qu’il y avait de grosses ficelles, et sur la longueur ça m’a lassée. J’ai été agacée par les « procédés » et je n’aime pas le fantastique. Je n’ai pas vraiment vu la place de Barcelone et du franquisme. L’écriture ne rachète pas le reste.

Claire
Vous cataloguez ce livre, il est trop reconnu, donc ça fait douter de sa légitimité !

Katell
Non pas du tout ! Je suis capable d’apprécier un best-seller...

Françoise
Moi zaussi !

Rozenn
J’ai vraiment, j’ai complètement, marché, j’y passé quelques nuits, vive la retraite, j’ai regretté quand ça s’est arrêté. J’ai retrouvé des sensations d’un voyage à Barcelone à 18 ans. Qu’est-ce qu’un livre pour le groupe lecture, si ce n’est pas un livre qu’on a plaisir à lire ? Je ne le relirais pas, mais c’est bien plus qu’un livre pour ados.


 


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Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés.