Dostoïevski
Les carnets du sous-sol

Connu aussi sous les titres :
- Le Sous-sol
- Mémoires écrites dans un souterrain
- Notes d'un souterrain

- Le Souterrain

Claire
Ça va être bref... j’ai commencé par la première page de l’introduction très prometteuse... un grand livre... Donc, j’ai commencé... la première page ok, mais quand j’ai vu que toute la suite était de la même teneur, j’ai vite calé... J’ai donc lu la préface de Todorov, très bien puisqu’il expose l’histoire, sa structure, etc. une explication de texte j’adore, et puis... même topo, saoulant ! J’ai laissé tomber. D’après ce que dit Rozenn, ça a l’air grandiose. Je suis désolée d’avoir raté ça. C’est à cause de ce regret que j’ouvre un quart.

Françoise D.
Je dirais à peu près la même chose que Claire. Monique m’avait dit qu’il fallait dépasser les 30 premières pages, mais même au-delà, je me suis accrochée, j’ai repris le livre à différents endroits et à chaque fois il m’est tombé des mains. La lecture est pénible, le personnage est odieux, antipathique, on se demande où il veut en venir. En fait c’est un malade et à ce titre c’est un « cas » qui pour moi n’a aucune autre valeur, il n’est en rien attachant, on n’a pas envie d’en savoir plus. On a plutôt envie de ne plus en entendre parler. Pour moi le plaisir de lecture est un critère important pour juger un livre, et là, c’est zéro. Juste avant j’avais lu un polar que j’avais du mal à lâcher (Ian Rankin) désolée pour la comparaison, mais si on donnait ce récit à lire en cachant le nom de son auteur, je suis sûre du résultat... Je préfère encore Régis Jauffret !

Jacqueline
J’ai eu les mêmes impressions, un grand ennui, je n’apprécie pas cette peinture très russe, c’est le même univers que Gogol dans Le Nez. La Pléiade donne des infos sur le contexte. L’ensemble est mortel, mais il rend bien la vie médiocre d’un employé. J’ai été un peu vite ; arrivée à la neige fondue, on est plus proche du récit, j’ai raccroché mais sans arriver à la rencontre avec une jeune femme. C’est dommage d’infliger ça au lecteur, c’est désespérant.

Françoise D.
Ce n’est pas un texte sur la vie de bureau, c’est sur ce personnage aigri, il n’y a pas de dimension sociale.

Jacqueline
Je l’ouvre ¼ pour la réussite à rendre le climat.

Monique
Moi aussi j’ai pensé à Gogol, et aussi à Kafka, avec ce malheur humain sous cloche. Je lisais Houellebecq, une sorte de Dostoïevski moderne, avec un masochisme analogue. Les 30 premières pages sont un peu abstraites et tirées par les cheveux, on pédale dans la semoule. Je tombe alors sur « la neige fondue », la jeune prostituée, je ne marche pas car je ne suis pas sensible à la question du mal et du péché : il est malade, ça me rappelle des gens, c’est une pathologie. Quel rapport entre ce personnage et l’auteur ? Ce texte constitue la transition avec ses grandes œuvres. Sa vie contient de grandes souffrances. Quand il a écrit ce livre sa femme était mourante. Cette histoire ne me fait ni chaud ni froid ; c’est trop noir. Je me demande comment je relirais L’Idiot ou Crime et Châtiment.

Rozenn (qui a proposé ce livre)
Je maintiens, je me reconnais dans ce personnage. Monique, tu as la lecture de Nabokov : chaque œuvre de Dostoïevski est un cas psy. C’est un livre que j’ai lu et relu. J’adore le début... la jouissance d’en rajouter quand on souffre... J’adore les décalages énonciatifs, les rapports de force sont vécus chaque jour comme dans le livre. A mon avis, D. est athée, mais il choisit Jésus par parti-pris.

Monique
La couverture est très bien choisie, avec cette tête de malade...



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Quatrième de couverture :
Réfugié dans son sous-sol, le personnage que met en scène Dostoïevski ne cesse de conspuer l'humaine condition pour prôner son droit à la liberté. Et il n'a de répit qu'il n'ait, dans son discours, humilié, diminué, vilipendé les amis de passage ou la maîtresse d'un soir.