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Olimpia,
Denoël, 2010
Quatrième de couverture : Le peuple
m'a suffisamment comblée en m'appelant Pimpaccia et impia et putain
de pape et suceuse d'Innocent et vamp, vampiria et femme à sceptre
et Didi un chasse-mouches, il m'a assez conchiée pour que je puisse
lever une armée de Pasquins tout en merde et remplir d'un bout
à l'autre le pont Saint-Ange et couper ainsi cette ville de hâbleurs
de la bulle vide du Saint-Siège désormais vide d'où
l'on veut me chasser.
Olimpia Maidalchini (1592-1657) fut l'égérie du pape Innocent
X, son beau-frère, à tel point qu'on disait au milieu du
XVIIe siècle, que l'Église catholique était gouvernée
par une papesse.
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Céline Minard
Olimpia
Nous avons lu ce livre en novembre 2011.
Katell 
Des mots ! Des mots ! Des mots ! Cest une logorrhée,
je ne comprenais rien, cest affreux, cest affreux cette langue,
juste de la langue, je lisais sans comprendre, sans savoir de quoi on
parlait. Cest juste un exercice de style. Elle a écrit ça
en résidence, y en a qui ont de la chance. Des mots, des lares,
des larrons, la place Naconne... La 2ème partie me raconte
enfin lhistoire de cette femme, mais je suis désolée,
ok on voit un petit peu, le sujet y est, cest un sujet génial,
mais cest mal écrit, on comprend rien, pourquoi elle est
assoiffée de pouvoir ? Ok cest vrai que grâce
au groupe lecture je laurai lu, mais je ne le conseillerai à
personne.
Claire 
Heureusement jai commencé par la 2e partie..., intéressante,
et quand jai commencé à lire la 1ère partie,
ça ma un peu gonflée, mais après jai
été très contente, le style est très original.
Jai apprécié le mélange entre le vulgaire et
lérudit, le destin extraordinaire raconté dune
façon brillante, mais je comprends Katell. Les mots mont
intriguée, les éléments syntaxiques que je ne connaissais
pas.
Brigitte 
Jai trouvé que son nom était plat, quand on entre
dans un livre comme ça on sattend à un peu de délire
et un peu de poésie. Je suis allée voir sur Internet et
tout est exact, de A à Z et je me dis que la référence
au tableau de Manet est un peu bizarre. Cest pas mal de se mettre
dans son délire intérieur, avec ce discours baroque. Heureusement
que ça ne dure que 76 pages, mais ça ma intéressée
de découvrir cette auteure ; peut-être que le fait davoir
un nom si banal lui donne envie davoir cette écriture baroque,
touffue. La dernière tirade cest dans Corneille, les Horaces
et les Curiaces... Et elle ne reprend pas « et mourir de
plaisir », et pourtant cest ce quelle veut faire,
cette Olimpia...
Françoise D
Comme je suis disciplinée, jai lu ce livre dans lordre,
pour effectivement découvrir que la 2e partie éclaire la
1ère, et je trouve ce parti-pris malhonnête ; on se
sent floué. Cette logorrhée, on nen peut plus, on
se demande où veut en venir lauteure, on ne comprend rien
car il ny a aucun éclairage ; ça ma fait
penser à Céline, sauf que lui a inventé son écriture
alors quici ça fait procédé. Pour moi, Céline
Minard est plus chercheuse quécrivaine. Jouvre quand
même 1/4 pour la découverte.
Monique
Céline Minard revient souvent comme un auteur femme daujourdhui.
Le
Matricule des anges lui a consacré un dossier et cest
comme ça que je lai découverte car jadore découvrir
de nouveaux auteurs, même si in fine je naime pas. Outre celui-ci
jai lu aussi So long, Louise. Cest vrai que ça
aide de savoir la fin, mais ça se discute, ne rien savoir permet
dêtre surpris, on se laisse prendre. On se plonge dans le
texte, et ça fait quelque chose ; cest pas gagnant,
pas commercial, Céline Minard nécrit pas pour plaire,
elle est dans son monde. Elle travaille sur une façon dutiliser
la langue. Dans So
long, Luise, elle part sur le langage notarial et cest une
histoire damour, puis un testament, un conte de fée. Ici,
elle fait le choix de limprécation, de lanathème,
il y a une énergie folle, elle vitupère, vomit, elle utilise
une forme performative du langage, cest une parole magique qui nest
plus utilisée. Jai aimé ce quelle fait de Rome
(où elle était en résidence à la Villa Médicis),
le côté magnifique et horrible et les problèmes de
lItalie aujourdhui : un côté beau et un
côté envie de vomir.
La représentation de personnages d'Olimpia...
: dans un article de 2010 sur Olimpia avec des reproductions de tableaux
sur le site de Mediapart : ICI
Une interview-fleuve de Céline Minard en
2011 : dans
Chronic'art : LÀ
Nos
cotes d'amour, de l'enthousiasme au rejet :


à la folie, beaucoup,
moyennement, un peu, pas du tout
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