Audur Ava Olafsdóttir
Rosa candida

Le Livre de Poche



Jacqueline entre et
J’ai trouvé que c’était un bon livre de printemps, je l’ai lu très agréablement. J’ai eu un peu de mal au début, je croyais que l’auteur était un homme. J’étais bien dedans, je l’ai lu d’une traite. C’est un regard rigolo sur ce pays que je ne connais pas du tout. Je ne le connaissais que par des polars sombres ou par Jules Verne ; j’ai envie d’aller en Islande. Mais ça ne se passe pas en Islande, on ne sait pas où ça se passe. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, c’est agréable à lire, mais ça ne laisse pas d’empreinte.

Claire
Quand Katell l’a présenté, je craignais le pire après Le Gout des pépins de pomme, elle en parlait en valorisant « quelque chose de frais », ça ne m’a pas branchée. Puis une copine m’en a parlé, elle l’avait beaucoup aimé ; méfiante, je lui ai demandé « c’est pas cucul ? », « non, c’est limite, mais ça n’y tombe pas ». J’ai beaucoup beaucoup aimé mais je ne saurais pas suffisamment dire pourquoi..., j’ai déjà oublié en partie mais j’aimerais sérieusement réfléchir : pourquoi ce livre m’a plu ?... Il y a un charme ; les personnages sortent de l’ordinaire, c’est un peu fantastique comme chez Ogawa mais là, pas sinistre : la rose, le frère handicapé, la mère qui meurt héroïquement l’air de rien, la rose, le père poule, la nuit chez la famille, la virée en voiture avec l’étudiante, la rose toujours, les moines, carrément le nom de la rose, la cellule du moine pleine de vidéos, tout est surprenant, et j’ai suivi avec un intérêt constant cette aventure. Le thème, c’est la paternité, dit l’auteur dans une interview, mais moi je ne vois pas ça comme le centre, même si la momichette réconcilierait avec la gente bébéoide ; ce couple qui se retrouve, tout est étonnant et présenté comme si ça allait de soi. Je regrette de n’avoir pas fait une lecture plus attentive pour déceler ce qui joue. Je ne trouve pas ça cucul ; au cinéma je verrais bien un film en images de synthèse, comme quelque chose d’irréel.



Rozenn
Je n’avais pas une envie folle de le lire. J’ai eu du mal à le finir, je l’ai feuilleté très vite dans le bus pour savoir s’ils se mettent en couple. La fin est très forte, elle se taille et lui laisse le môme. J’aime l’aspect pas finit du mec. Il ne sait pas ce qui se passe, ce qu’il sent, il est en train d’apprendre. Mais ça ne le tracasse pas de ne pas savoir. Il est dans le temps du moratoire, j’ai l’impression de retrouver le père de ma fille, c’est un miracle. Le bébé est génial, ça a quelque chose d’agaçant. La fille se débrouille bien, elle fait un môme et elle se taille.



Françoise
Moi, je crois qu’elle va revenir. J’ai été subjuguée. Contrairement à Claire, ce que Katell en avait dit m’avait convaincue. Et je n’ai pas été déçue. Ce livre ne ressemble à aucun autre, c’est une espèce de conte, dans un pays inconnu, imaginaire. Il ne se passe rien d’autre que ce que raconte le narrateur et c’est reposant, c’est une bouffée d’oxygène, mais pas ennuyeux une seconde. J’avoue qu’après avoir lu American Psycho, puis Claustria (et maintenant Le Juif Süss) quel agréable intermède... C’est un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) qu’on aimerait rencontrer plus souvent. C’est une narration immédiate, naïve dans le bon sens du terme. Ce garçon semble un peu niais, mais en fait il sait très bien ce qu’il veut tout en prenant les choses comme elles viennent. C’est un univers très particulier : ce pays qui l’accepte, ce moine cinéphile, et en arrière plan son père, son frère handicapé. Bref, je trouve que l’auteure a beaucoup de talent pour nous charmer à ce point et sans en avoir l’air. Je l’ai lu depuis plusieurs mois, et je me suis demandé ce qu’il m’en resterait, et bien justement, et étonnamment, il m’en reste beaucoup ! Grand plaisir de lecture. Je le conseille à tout le monde.

Katell
Comment je l’ai découvert ? J’en ai fait cadeau à quelqu’un car je savais qu’au moins la couverture lui plairait. Mais la personne l’avait déjà lu, alors je l’ai gardé pour moi, et je l’ai lu, et je l’ai énormément diffusé. Bertrand l’a adoré. Il s’est identifié au personnage. L’auteure est très forte, elle fait émerger un héros masculin jeune, de notre temps ; ça m’a fait penser à Russel Banks : se mettre dans la peau d’un personnage aux antipodes de soi. Il m’en reste beaucoup de choses. Quand il arrive dans ce nouveau pays, c’est déjà un tiers du livre, il a l’appendicite, c’est la vraie vie, ça peut arriver à tout le monde, le périple en voiture, les scènes de cuisine, de bouffe... j’adore ! Je dirai juste un peu comme Rozenn, la petite est vraiment septième merveille du monde... elle dort, elle pleure pas... il y a des scènes touchantes, la mère géniale, le moine cinéphile, etc. C’est un livre sympathique à diffuser autour de soi.


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Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée.