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Quatrième
de couverture :
Un tableau magistral et sensible du Brooklyn des années 1950. Un roman quon lit dune traite, sur lexil, lidentité, la rupture avec une communauté. Josyane Savigneau, Le Monde des livres. Éditions précédentes Laffont, 2010
10-18, 2012 Pavillons, 2016, La dernière édition :
Livre de poche, 2024 Colm Tóibín, en 2013, Le
Monde |
Colm Tóibín (né en 1955)
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| DES
INFOS AUTOUR DU LIVRE Repères biographiques Livres publiés en français La traductrice Presse Écrivains irlandais déjà lus |
Enfance
- Né en 1955 à Enniscorthy,
dans le comté de Wexford, quatrième de cinq enfants.
- Père : professeur à l'école des Christian Brothers
dEnniscorthy. Mère : publie des poèmes dans la presse
locale.
- Famille marquée par lhistoire politique irlandaise : grand-père
engagé dans l'Insurrection
de Pâques 1916, interné au Pays de Galles, oncle impliqué
dans lIrish
Republican Brotherhood pendant la guerre civile, famille proche du
parti Fianna
Fáil après 1922. Cet héritage politique imprègne
larrière-plan de La Bruyère incendiée et
Nora Webster.
- Maison modeste mais où les livres tiennent une place importante.
Il a du mal à apprendre à lire, ne sait pas lire avant 9
ans. Alors quil a 8 ans, son père est hospitalisé
pour un anévrisme cérébral à Dublin ;
Colm et son frère restent trois mois chez une tante, sans contact
avec leurs parents. Au retour, Colm développe un bégaiement
et connaît des difficultés scolaires. Son père meurt
alors qu'il a 12 ans.
Formation et débuts littéraires
- Études à St Peters College à Wexford.
- Débuts poétiques encouragés par un prêtre
professeur danglais.
- Découverte de son attirance pour les hommes qu'il garde secrète.
- En 1972, entrée à lUniversity
College Dublin : histoire, anglais.
- Bachelor of Arts en 1975. Commence un troisième cycle, mais qu'il
abandonne.
- Lectures formatrices : Joyce, Beckett, Henry James, Elizabeth Bowen.
- Premiers textes critiques.
Voyages et journalisme
- Il part pour l'Espagne en 1975, nourri par la lecture de Hemingway,
et s'y installe jusqu'en 1978, enseignant l'anglais, pendant la transition
démocratique post-franquiste. Cette expérience inspire son
essai Homage to Barcelona (1990) et son roman où est situé
en partie son romanThe South (Désormais notre exil).
- Voyages en Amérique
du Sud (Argentine, Chili, Pérou), qui nourrissent ses premiers
reportages et son intérêt pour les sociétés
en transition.
- En 1978, retour en Irlande : journaliste pour In Dublin, puis
pour le Sunday Tribune, et enfin pour le magazine Magill
dont il est rédacteur en chef de 1982 à 1985. Il publie
des critiques littéraires, des reportages politiques et des essais.
Reconnaissance
- Auteur de romans, nouvelles, essais.
- Contribution à des journaux et revues (The New York Review
of Books, The London Review of Books, The Irish Times, The Guardian).
- Lauréat de nombreux prix.
- Nommé en 2022 poète lauréat pour la fiction irlandaise
(Laureate
for Irish Fiction) pour trois ans.
- Enseigne la littérature dans plusieurs universités, notamment
Columbia University à New York. A été Chancellor
de lUniversity of Liverpool de 2017 à 2022.
Thèmes majeurs de ses livres
- L'exil, le départ, le retour
- La famille, le deuil, le silence
- Lidentité sexuelle et la vie queer
- La politique irlandaise et lhistoire.
Les 14 livres publiés en français sont
tous traduits par Anna Gibson, publiés chez Flammarion (4 livres),
puis Denoël (1), Robert Laffont (7), puis Grasset (2), presque tous
réédités en poche.
La date indiquée est celle de la première publication en
anglais, suivie de la première édition française.
- Bad blood : pérégrination
le long de la frontière irlandaise (Walking along the
Border, 1987 ; Bad Blood : A Walk Along the Irish Border, 1994),
Flammarion, 1996 : récit de voyage.
- Désormais notre
exil (The South, 1990), Flammarion, 1993.
- La Bruyère
incendiée (The Heather Blazing, 1992), Flammarion,
1996.
- Histoire de la nuit
(The Story of the Night, 1996), Flammarion, 1997
- Le Bateau-phare de
Blackwater (The Blackwater Lightship, 1999), Denoël,
2001.
- Le
Maître (The Master, 2004), Robert Laffont, 2005 :
consacré à Henry James.
- L'Épaisseur
des âmes (Mothers and Sons, 2006), Robert Laffont,
2008 : recueil de nouvelles.
- Brooklyn
(2009), Robert Laffont, 2010 : son uvre la plus connue
- La Couleur des ombres
(The Empty Family, 2010), Robert Laffont, 2014 : recueil de nouvelles.
- Le Testament de
Marie (The Testament of Mary, 2012), Robert Laffont, 2015.
- Nora
Webster (2014), Robert Laffont, 2016.
- Maison
des rumeurs (House of Names, 2017), Robert Laffont, 2019.
- Le
Magicien (The Magician, 2021), Grasset, 2022 : consacré
à Thomas Mann.
- Long
Island (2024), Grasset, 2024 : la suite de Brooklyn.
En 2024, Colm Tóibín, finaliste pour le Prix Femina du roman étranger 2024, n'a pas eu le prix pour Long Island, mais a été décoré d'un prix spécial du jury pour l'ensemble de son uvre.
| Anna Gibson a traduit tous les livres
de Tóibín sur 30 ans, du premier en 1994 au dernier
en 2024. Elle est traductrice littéraire de l'anglais et du suédois vers le français. Elle a publié un roman, Cet été (Balland, 1997). Née en 1963 à Lisbonne de parents suédois, elle vit à Paris. Diplômée de lENS de Sèvre et titulaire dune maîtrise de philosophie, elle a débuté sa carrière de traductrice en 1990 avec le polar : |
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"Je navais pas dattirance particulière pour le genre. Tout a commencé avec Mankell. Quand il est passé au Seuil, après le premier titre publié, on ma demandé de le traduire. À lépoque, nous nétions pas nombreux à traduire du suédois.
Mes parents étaient originaires de Suède, doù le suédois pour moi, langue qui ma été amenée sur le versant de lintime. Devenir traductrice était mon destin ! Dès la naissance, jai été amenée à jongler entre plusieurs langues. Jai appris le français plus tard. Je ne traduis que vers cette langue, manière de la réinvestir. Traduire répond à une exigence : comment réussir à faire entendre dans cette langue qui a une personnalité écrasante, une telle histoire, autre chose, une autre musique ? Ce nest pas évident, mais cest possible, parce que la langue française est pleine de ressources cachées." (Suite sur le site de l'ATFL, l'Association des traducteurs littéraires de France)
Nous avions lu un livre traduit par elle : Les Chaussettes italiennes de Mankell (voir ses traductions du suédois).
Vidéo
- Voir et écouter Colm Tóibín sur Brooklyn,
son adaptation et sa suite : sur youtube,
22 mai 2024, 19 min.
Presse écrite
- "Brooklyn,
de Colm Tóibín : une Irlandaise à New York",
Le Monde des Livres, 3 février 2011
Bien quil décrive avec une minutie extrême la nouvelle vie dEilis, Tóibín ne fait pas un roman naturaliste. Comme la écrit un critique du Times, "on a limpression de regarder un artiste peindre une toile touche après touche, jusquà ce que soudain le tableau achevé surgisse, bouleversant, sous nos yeux".
Que dit donc Ruth Scurr sur Brooklyn (Times Literary Supplement, avril 2009) ?
Reading Tóibín is like watching an artist paint one small stroke after another until suddenly the finished picture emerges to shattering effect.
- "Loin de son île", Eric Neuhoff, Le Figaro Littéraire, 3 février 2011. Extrait :
Colm Tóibín raconte une trajectoire ordinaire, décrit la banalité avec des mots de tous les jours. Sa prose ne roule pas des mécaniques. C'est le bon moyen de toucher au cur de la cible. Il réussit un superbe portrait de femme.
- "À la recherche du bonheur", Sabine Audrerie, La Croix, 17 février 2011. Extrait :
Il y a des livres dont on aimerait, plus encore que d'autres, conseiller la lecture aux aspirants écrivains. Parce que leur apparente simplicité, qui dissimule une puissante technique et mille ressorts romanesques, pose la question de la magie et du mystère de la littérature.
- Télérama, 19 février 2011. Extrait :
Brooklyn ne serait qu'un bel et classique exercice romanesque, si on n'y retrouvait ce qui fait tout le prix des livres de Colm Tóibín : la minutie du regard, une hypersensibilité, une façon d'approcher au plus près l'intimité des êtres qu'il met en scène, d'ausculter leurs pensées, leurs émotions, trahies par des gestes imperceptibles, des silences audibles de lui seul.
- Rencontre : "Brooklyn : le thème de l'exil, cher à l'Irlandais Colm Tóibín", La Voix du Nord, 3 février 2011. Extraits des propos de l'auteur :
"Je suis parti d'un souvenir précis, raconte Colm Tóibín. Quand j'étais jeune, une femme est venue chez nous : elle nous a raconté Brooklyn en trois phrases. Elle s'était mariée là-bas et de retour en Irlande, ne l'avait pas dit. Ça m'avait frappé, se souvient l'auteur. À partir de 2005, 2006, j'ai fait beaucoup d'allers et retours entre les États-Unis et l'Irlande. Peu à peu, j'ai commencé à ressentir cette situation d'éloignement, de se sentir étranger dans un autre pays."
Il s'est souvenu de cette Irlandaise immigrée à Brooklyn, s'est glissé dans sa peau avec d'autant plus de facilité que "ma mère avait deux jeunes surs, et moi-même, deux surs aînées. La maison était remplie de conversations féminines, je n'avais pas le choix, je les écoutais."
"On n'écrit pas pour donner une information mais un mystère attaché à ce qui est donné dans l'écriture, une aura poétique, c'est un rythme qui est donné".
L'auteur prend même le soin de placer son récit dans les années cinquante précisément "parce que rien ne bouge à cette époque, pas de changement de mode, de morale, de musique. On peut alors se concentrer entièrement sur la psychologie du personnage, avec beaucoup plus d'intensité."
Ainsi complètement plongé dans les pas, le cur, la respiration et l'esprit d'Eilis, on assiste à la lente mais irréversible transformation qui s'opère en elle. "Ce qui m'intéresse, c'est comment le changement d'espace opère un effet sur vous, je voulais réussir à dramatiser ça. Quand on quitte son espace personnel, quelque chose bouge en nous. Prenons l'exemple de vacances aux Canaries où vous seriez tombé amoureux. De retour à la maison, la personne vous appelle mais c'est un peu comme si cette expérience n'avait pas existé... Le déplacement créé une sorte de duplicité. Quand vous rentrez, vous n'êtes plus le même. C'est vrai en particulier sur les questions de l'amour, de la loyauté, du souvenir. Et cela crée une sorte de malaise."
Et lors notre voyage
littéraire en Irlande, nous avons rencontré :
- John BANVILLE
- Paul LYNCH
- Dermot BOLGER.
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Nos cotes d'amour, de l'enthousiasme
au rejet :
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à
la folie
grand ouvert |
beaucoup
¾ ouvert |
moyennement
à moitié |
un
peu
ouvert ¼ |
pas
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