Salon du livre 2010



Quatrième de couverture :

Un jeune bidasse russe revient de son service militaire en Tchétchénie le visage monstrueusement brûlé après l'attaque de son tank par les boeiviki. Pour oublier, Kostia, dont le visage terrorise les enfants, se met à boire comme seuls les Russes savent le faire... à mort. Il suit en cela l'enseignement d'un peintre raté qui lui a appris deux choses : boire de la vodka sans simagrées et ouvrir ses yeux au monde pour mieux le peindre.
Avec deux de ses camarades, il part à la recherche du quatrième rescapé de l'équipage de tankistes qu'ils formaient en Tchétchénie. Dans leur périple à travers les villes russes, leurs gares, leurs rues, leurs faunes, Kostia mettra en pratique la seconde leçon essentielle de son maître : apprendre à voir, donc à dessiner, donc à vivre.

Traduit du russe
par Joëlle Dublanchet

Andreï Guelassimov (Babelio)

Fox Mulder
a une tête de cochon

(recueil de 5 nouvelles)
Actes Sud 2005
(son premier livre)
trad. Joëlle Dublanchet
Quatrième de couverture
 :

"— Touche ton genou, qu'elle a dit alors. Je l'ai touché.
— Qu'est-ce que tu sens ?
— Mon genou.
— C'est un os que tu as là. A l'intérieur de toi, il y a un squelette. Un vrai squelette, tu comprends ? Comme dans vos films imbéciles. Comme dans les cimetières. C'est le tien. C'est ton squelette à toi. Un jour, il n'aura plus de chair autour. Personne ne peut rien y changer. Et pendant qu'il est à l'intérieur il faut avoir pitié les uns des autres. Est-ce que tu comprends ?
— Qu'est-ce qu'il y a de difficile à comprendre ? Le squelette est à l'intérieur, donc tout va bien. Elle a souri et a dit :
— Bravo ! D'ailleurs, ce n'est pas si terrible que ça de mourir..."
C'est ainsi, dans la nouvelle intitulée "L'Age tendre", que la vieille Octobrine Mikhaïlovna, qui vit recluse dans son appartement, tente d'apprivoiser un jeune adolescent révolté et malheureux.
On ne trouvera pas chez Andreï Guelassimov de ces grandes et généreuses phrases russes qui expliquent à l'envi ce que vous devez comprendre. Bien au contraire, il reste concis, allusif. Ce qui n'empêche pas le lecteur d'être plongé dans une histoire, une vraie. Dans la Russie soviétique et la Russie d'aujourd'hui. Où la vie est dure et âpre. Avec de belles âmes et de beaux salauds, sans qu'on sache toujours s'y retrouver.
On ne s'étonnera pas que ce recueil de cinq nouvelles ("Fox Mulder a une tête de cochon", "Accomplis ce miracle, Seigneur", "Jeanne", "Grand-mère par adoption", "L'Age tendre") ait été salué à sa parution comme un événement.

Rachel, Actes Sud 2010 ; Babel 2016
trad. Joëlle Dublanchet
Quatrième de couverture
 :

Andréï Guelassimov a choisi de raconter la vie d’un “homme ordinaire”. Celle d’un professeur d’université vieillissant, Sviatoslav Semionovitch Kaufman, père juif et mère russe – ce qui n’est pas rien quand on est né en Union soviétique.
Trois fois marié. D’abord avec Liouba (“sa” Rachel) quand, doctorant spécialiste de Scott Fitzgerald, il devait travailler comme infirmier dans un hôpital psychiatrique et vivait pleinement les mythiques années 1960. C’est à cette époque, où les jeunes Soviétiques découvraient le jazz, le rock et Hemingway, qu’il rencontre Véra, sa seconde épouse, dont il aura un fils.
Bien plus tard, Natalia, une jeune étudiante, lui fait perdre la tête avant de lui préférer un agent du KGB. Ce qui n’est pas très bon pour le moral, on en conviendra. Le moral, notre professeur, ne l’a pas vraiment. Il est cardiaque – sa belle-fille, quelque peu délurée et voleuse à l’étalage, veille sur lui –, supporte très mal la trahison de sa jeune épouse, oublie d’être russe dans une veillée funèbre et juif à un enterrement… Bref, toujours un peu à côté de la plaque.
Andreï Guelassimov s’est essayé avec bonheur dans ce roman à une narration en miroir qui tresse références bibliques, drame familial, réflexions sur la vieillesse...

L'Année du Mensonge, Actes Sud 2006
Babel 2010
trad. Joëlle Dublanchet
Quatrième de couverture
 :

Grand amateur de boissons fortes et d’aventures féminines, Mikhaïl, le héros de L’Année du mensonge, ne s’attarde pas longtemps dans un vrai travail mais reste disponible pour le premier “business” venu. C’est ainsi qu’il se retrouve un beau jour avec la singulière mission d’apprendre à boire, à fumer et à courir les filles au jeune fils renfermé et agoraphobe d’un nouveau Russe, PDG de son état, son ancien patron.
Flanqué du gamin, il ne pensait cependant pas découvrir des raisons d’aimer avant de rencontrer une apprentie actrice, copie d’Audrey Hepburn, que l’auteur semble tout spécialement apprécier comme le savent déjà les lecteurs de Fox Mulder a une tête de cochon. Mais, très vite, le frêle équilibre de ce trio est malmené. Au coeur de situations inextricables, chacun trouvera une issue idéale dans le mensonge.
Au-delà des péripéties auxquelles sont mêlés ses personnages, Andreï Guelassimov ancre sa narration dans un moment emblématique de l’histoire récente de la Russie, où toutes les valeurs se sont effondrées, où, de nouveau, le temps du mensonge triomphe.
Avec ce portrait d’une génération déjà bien loin du communisme, l’auteur de La Soif propose une vraie salade russe de sentiments et de situations.
Par son ton, sa maestria, L’Année du mensonge, une éducation sentimentale au temps des oligarques, compte parmi les cinq ou six réussites qui ont refondé le roman russe contemporain.

Les Dieux de la steppe, Actes Sud 2016
trad. Michèle Kahn
Quatrième de couverture
 :

Dans un village de Sibérie, Petka, un petit garçon toujours pieds nus, va chaque jour à la gare voir passer les convois militaires qui parfois s’arrêtent. Nous sommes en 1945, et la guerre ici n’est pas tout à fait finie, une offensive contre les Japonais est imminente, mais dans ce village du bout du monde la vie suit son cours…
Petka, traité de “fils de pute” parce qu’il n’a pas de père, vit chez ses grands-parents avec sa mère. Persécuté par une bande de gamins d’une rare méchanceté, tels ceux de Sa Majesté des mouches, il n’a que deux amis – un garçon maladif et un louveteau qui terrorise les chèvres de sa grand-mère.
Près du village, une “zone interdite” s’est développée au travers d’un camp de prisonniers de guerre japonais qui travaillent dans une mine. Parmi eux, un médecin originaire de Nagasaki qui raconte chaque soir, dans un carnet, l’histoire de sa famille, à la manière du Dit du Genji, espérant qu’un jour son fils le recevra, comme un “salut du royaume des morts au monde des vivants”. Il ignore évidemment que quelques jours plus tard sa femme et son fils succomberont avec soixante-quinze mille autres personnes dans l’explosion de la seconde bombe atomique américaine.
L’Union soviétique a vaincu l’Allemagne nazie, les soldats démobilisés commencent à rentrer et, comme après chaque guerre, les comptes vont se régler…

Andreï GUELASSIMOV
La Soif (publié en Russie en 2002)

Nous avons lu ce livre pendant notre cinquième Semaine lecture du 7 au 14 juillet 2018 dans les Hautes-Alpes. Les 7 livres lus pendant la semaine : ICI

Nos avis seront développés ultérieurement, à partir de ces premières cotes d'amour (15 participants à la Semaine lecture, 3 à distance) :

Chantal, Fanfan, Catherine, Edith, Françoise, Manuel, Rozenn, Jacqueline, Nathalie, Monique S
Claire, Fanny, Séverine, Monique L, Marie-Odile
Muriel, Suzanne, Denis


Quelques repères sur l'auteur
- Andreï Guelassimov, fils de militaire, est né en 1966 à Irkoutsk en Sibérie orientale. Enfant, il lit Jules Verne, Mark Twain et Stevenson. Il a 15 ans quand la famille s'installe à Yakoutsk en Sibérie centrale pour suivre le père. Il y tombe amoureux de sa future femme.
- Il suit des études d'anglais,
fait des petits boulots, devient professeur, étudie à l'Université de Hull, fait une thèse sur les influences orientales d'Oscar Wilde.
- En 1998, il rejoint Moscou avec quelques nouvelles qui seront publiées. Il suit les cours au GITIS (l'Institut d'études théâtrales) du prestigieux metteur en scène Anatoli Vassiliev.
- Puis il enseigne la littérature anglo-saxonne à l'université de Moscou, devient scénariste et se consacre entièrement à la littérature.

- Il est marié, a trois enfants et vit éloigné de la capitale et du milieu littéraire.

Ses œuvres
Il a été découvert en France avec Belles étrangères : douze écrivains russes, Actes Sud, 2004.
Par ordre de publication en Russie, tous sauf un traduits par Joëlle Dublanchet :
- 2001 : Fox Mulder a une tête de cochon (recueil de cinq nouvelles), Actes Sud 2005 (son premier livre)
- 2002 : La Soif, Actes Sud 2004 ; Babel 2006 (son deuxième livre)
- 2003 : Rachel, Actes Sud 2010 ; Babel 2016
- 2003 : L'Année du Mensonge, Actes Sud 2006 ; Babel 2010
- 2008 : Les Dieux de la steppe, Actes Sud 2016, trad. Michèle Kahn
- 2009 : La Maison du lac (non traduit)
- 2010 : L'Anneau du Loup Blanc (non traduit)
- 2015 : Fred (non traduit)
- 2016 : Dieu aime les histoires (non traduit)
- 2017 : Rose des vents (non traduit)

La Soif au cinéma et en BD
- 2014 :
Andreï Guelassimov reçoit le prix du meilleur scénario, lors de la 21e édition du Festival du cinéma russe à Honfleur pour le film La Soif de Dmitri Tiourine (2013) ; bande-annonce ICI
- 2015 : projet d'adaptation graphique du roman La Soif d'Andreï Guelassimov sur le site behance.net

Dans la presse
- - "L'ombre tchétchène", Philippe-Jean Catinchi, Le Monde, 18 novembre 2004
- "
Nos démons" par Andreï Guelassimov, Le Nouvel Obs, 26 octobre 2006
- "Le poignant chant de guerre d'Andreï Guelassimov", Nathalie Crom, La Croix, 17 mars 2005
- "Guelassimov, Occident de parcours", Philippe Lançon, Libération, 17 mars 2005
- "Andréi Roublard", Natalie Levisalles, Libération, 23 novembre 2006
- "Le sentiment tragique de la littérature russe renaît", Contrepoints, 24 septembre 2010
- "La Soif d'Andrei Guelassimov" (article incluant une vidéo), La Russie d'aujourd'hui, 21 octobre 2013
- "Andreï Guelassimov, prince de l'ellipse", Emilie Grangeray, Le Monde, 17 mars 2005 (sur Fox Mulder a une tête de cochon)
- "Salon du livre: la Russie vue par ses écrivains", Nelly Kaprièlian, 15 mars 2012 : Andreï Guelassimov est un optimiste qui croit en Dieu depuis qu'il a lu la Bible au début des années 90, jusque-là interdite en URSS, et prône les vertus de l'amour. "En littérature, je me définis comme un néosentimentaliste, contrairement à Vladimir Sorokine et Viktor Pelevine, qui sont des satiristes." (…) pour La Soif, Guelassimov, qui enseignait alors dans une fac en Sibérie, raconte comment il a vu ses étudiants envoyés en Tchétchénie en revenir changés : "Ils restaient apathiques pendant les heures de cours, sans réaction, comme s'ils avaient perdu tout trait humain."
- Vidéo d'Andreï Guelassimov au Salon du livre 2018 à Paris où la Russie était pays invité d'honneur (2 min 35)

Ce que dit Andreï Guelassimov
- Philippe Lançon raconte dans Libération en 2005 que ce n'est pas dans un collège anglais mais dans le nord de la Sibérie qu'Andreï Guelassimov aura découvert les auteurs qui inspirent ses nouvelles : Hemingway, Fitzgerald, plus tard Salinger ("Il a changé ma vie"). Des Russes, il ne cite guère que Ludmila Petrouchevskaia, aux récits vibrant dans les cruautés de la vie quotidienne russe. Dans la nuit sibérienne et la brutalité soviétique, la sensibilité des grands nouvellistes a soulagé Guelassimov : "Je ne me suis pas mis à l'anglais pour communiquer, mais pour les lire. On pensait alors ici qu'on ne communiquerait jamais avec le monde extérieur."
(...) A Yakoutsk, d'autres héros l'ont sauvé : Faulkner, Graham Swift, Brodsky, Audrey Hepburn et le footballeur Ruud Gullit...
- Dans un long article en 2006 où il évoque l'assassinat d'Anna Politkovskaïa, la guerre en Tchétchénie, la traque des Géorgiens et le fatalisme, il dit : "En Russie, on dit qu'il y a toujours une petite part de vérité dans un mensonge. Ma tâche d'écrivain est de la découvrir. Mais que la tâche est difficile ! En règle générale, j'évite la compagnie des écrivains. Sous le communisme, les sociétés d'écrivains nomenklaturistes étaient un monde épouvantable. Nous sommes vaccinés contre le besoin d'appartenir à tout prix à un groupe pour exister. Je préfère mon lac, ma bicyclette et ma famille. Je n'ai eu que deux expériences collectives. Jeune homme, j'ai été acteur et régisseur dans la troupe de théâtre de ce génie d'Anatoli Vassiliev. Il m'a appris à penser. Il m'a appris l'art. Puis j'ai enseigné la littérature anglo-saxonne à l'université. Aujourd'hui, je prépare pour la télévision une adaptation des nouvelles de Tolstoï consacrées à la guerre du Caucase, où il fut jeune officier pendant trois ans au milieu du XIXe siècle. Il combattit les "rebelles tchétchènes" sans états d'âme. Mon précédent roman, La Soif, décrit les terribles désordres psychologiques qu'a provoqués la guerre de Tchétchénie chez les soldats russes. C'est une façon de témoigner, même si en Russie ce livre n'a intéressé personne."
("Nos démons" par Andreï Guelassimov, Le Nouvel Obs, 26 octobre 2006)

L'édition et les auteurs russes dont Andreï Guelassimov
- "Presque tous les écrivains russes interrogent le passé", Le Monde, 17 mars 2005, entretien par Émilie Grangeray avec Michel Parfenov, directeur de la collection "Lettres russes" aux éditions Actes Sud, qui décrit le paysage littéraire et éditorial contemporain. Selon lui, "le rôle de la littérature est de mettre en lumière le refoulé né du fait que l'équivalent d'un procès de Nuremberg n'a pas eu lieu en Russie". Il semblerait que beaucoup de jeunes auteurs, sans renier pour autant leur famille russe, puisent leur inspiration dans la littérature occidentale. "Il ne faut pas oublier que, pendant longtemps, les Soviétiques n'ont pas eu accès à ce qui s'écrivait ailleurs. Ainsi, entendre Andreï Guelassimov dire qu'il doit davantage aux auteurs américains est quelque chose de tout à fait réjouissant : c'est la preuve du désenclavement, et du refus de tout provincialisme des nouveaux écrivains."
- "Internet, rampe de lancement pour les écrivains en Russie", Alain Beuve-Méry, Le Monde, 14 mai 2010 : La Soif d'Andreï Guelassimov "a d'abord connu un grand succès sur le Net, en Russie. La Soif a fait figure de roman générationnel pour tous les étudiants qui ont été contraints de faire la guerre en Tchétchénie. L'engouement sur la Toile n'a pas enrayé les ventes papier. Au contraire, environ 200 000 exemplaires se sont vendus. Et si Andreï Guelassimov n'a pas touché les dividendes de son ouvrage, c'est parce que son éditeur ne l'a pas payé !"
- "La nouvelle vogue des histoires courtes", Émilie Grangeray, Le Monde, 3 mars 2005 : pour Andreï Guelassimov, "ce genre de textes courts est sans doute de plus en plus populaire parce qu'il tend à refléter la structure d'une journée. Pas d'une année, ni de dix. Or, de nos jours, on préfère vivre ici et maintenant".
- "Étude de la collection Lettres russes, Actes Sud", de Camille Pizzaballa, sur site Monde du livre, 19 juillet 2016 : un éclairage détaillé sur l'édition de la littérature russe en France (et pas qu'Actes Sud), parmi laquelle Andreï Guelassimov.

La traductrice
- Professeure de russe, traductrice (de La Soif et de trois autres livres de Guelassimov), elle reçoit en 2008 le Prix Russophonie récompensant la meilleure traduction du russe vers le français pour
L'Année du Mensonge d’Andreï Guelassimov et Pathologies de Zakhar Prilepine dont elle devient la traductrice attitrée. Elle reçoit en 2015 le Prix Jules Janin de l’Académie Française pour la traduction de Coup de soleil et autres nouvelles d’Ivan Bounine.
- À propos de son prix Russophonie, elle affirme : "Voir mon travail reconnu par un jury composé d’éminents spécialistes de la Russie, et des littératures française et russe. Je tiens à exprimer ma reconnaissance à tous ceux qui ont œuvré pour la création de ce prix : il permet de faire sortir de l’ombre les travailleurs solitaires que nous sommes, et surtout, de mieux faire connaître en France une littérature russe foisonnante et vivante".
- Joëlle Dublanchet explique ce qu’elle entend par une "bonne" traduction : "fidélité au texte, à son contexte, et recherche permanente du mot juste, et surtout, du ton juste".
- A propos des traductions d'Andreï Guelassimov, elle précise : "Dans L’année du mensonge, Andreï Guelassimov dresse par petites touches un portrait de cette Russie d’après perestroïka qui se cherche et a du mal à se trouver. Son style est vif, nerveux, très souvent elliptique – ce qui rend parfois la traduction difficile. Il faut plonger dans la psychologie du personnage pour comprendre pleinement ce qu’il veut dire et trouver le style qui lui convient le mieux. En outre, l’auteur emploie un vocabulaire argotique, émaillé de grossièretés. Or rien n’est plus difficile à traduire que l’argot, entre autres parce qu’il y en a plusieurs.
J’ai eu d’emblée des relations confiantes et amicales avec A. Guelassimov dont j’ai fait la connaissance en novembre 2004, à l’occasion des Belles Etrangères. Les éditions Actes Sud venaient de publier
La Soif. Il m’est arrivé de contacter l’écrivain pour me faire préciser quelque chose, mais la difficulté, avec lui, n’est pas tant dans la compréhension que dans le rendu de son style." ("Trois questions à Joëlle Dublanchet", site Spoutnitsi, 9 février 2008)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos cotes d'amour pour le livre, de l'enthousiasme au rejet :
à la folie
grand ouvert
beaucoup
¾ ouvert
moyennement
à moitié
un peu
ouvert ¼
pas du tout
fermé !

 

 

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