Édition d'Antoine Compagnon
comprenant un fascicule (Swann illustré) reproduisant des illustrations de Pierre Laprade, Hermine David, Kees Van Dongen, Philippe Jullian, Yan Nascimbene et Georges Lemoine, Gallimard, collection Folio classique, série Tirages limités sous étui, 2013, 600 p. L'étui au prix d'un poche comporte ce livre :

Quatrième de couverture
 :
« Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté... Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur goutelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir. »


Édition d'Antoine Compagnon, Gallimard, c
ollection Folio classique, 1988, 720 p.

Quatrième de couverture : Le Narrateur se souvient de l’enfant qu’il fut. L’attente du baiser maternel du soir, les déjeuners du dimanche chez tante Léonie, les cadeaux de la grand-mère. Il est fasciné par M. Swann, un ami de ses parents, amoureux fou d’une femme qui aime tout le monde sauf lui. Il tombe amoureux de sa fille, Gilberte, qui ne le rendra pas plus heureux. A travers ces scènes de vies – intimes ou mondaines, tragiques ou comiques – passent des impressions, des parfums, des visions. Des nymphéas à la surface d’une rivière, une madeleine oubliée dans une tasse de thé, des catleyas dans les cheveux d’une femme aimée, une bille d’agate offerte en gage d’amitié... Mais, une fois adulte, comment demeurer cet enfant émerveillé dans un monde que l’on ne reconnait plus, où l’amour est souffrance, où le désir est jalousie, où « le souvenir d’une certaine image n’est que le regret d’un certain instant » ? Réminiscences de l’enfance perdue, roman d’amour impossible, satire de la haute société emprisonnée dans l’éphémère de la mode, mais aussi étude philosophique sur la mémoire involontaire : Du côté de chez Swann est tout cela à la fois.
Qu’est-ce qu’un chef-d’œuvre ? Un palais du souvenir, aux mille portes d’entrée, où chaque lecteur éprouve une émotion singulière, toujours renouvelée.


Flammarion GF
, 688 p., avec interview de l'écrivain Daniel Mendelsohn, préface Jean Milly, présentation Bernard Brun : ces trois textes sont en ligne ici.

Quatrième de couverture : Le plaisir de la lecture, l’heure du thé, le drame du coucher… Par l’évocation d’innombrables petits moments tour à tour délicieux, humiliants, érotiques, décevants, Proust nous invite à prendre part à ses réflexions dans ce premier volume de la Recherche, où les souvenirs d’enfance (« Combray ») et les premiers instants de l’adolescence (« Noms de pays ») encadrent le récit des amours d’un riche collectionneur et d’une demi-mondaine (« Un amour de Swann »).
À la manière de Schéhérazade dans Les Mille et Une Nuits, le romancier dévoile une histoire merveilleuse et complexe, qui nous conduit des jardins enchanteurs d’un village français aux sombres ruelles parisiennes, en passant par les feux de l’Opéra et les salons aristocratiques. Nous y suivons son narrateur-héros qui cherche à étancher sa soif d’émerveillement et prenons part à sa quête toujours renouvelée du sens de la vie.


texte établi, présenté et annoté par Elyane Dezon-Jones, Livre de poche, 489 p.

Quatrième de couverture :
Ce livre, les plus proches des amis de Marcel Proust en parlaient depuis quelque temps avec une discrétion passionnée et les lecteurs du Figaro eurent ici même plus d'une fois la fortune d'en connaître des extraits. Il forme la première partie d'une trilogie, et son titre Du côté de chez Swann, orienté, libre et fécond comme un départ pour la promenade, est la si violente et lumineuse projection d'une intelligence et d'une sensibilité qu'en le lisant on entend une voix profonde et révélatrice, plus encore qu'on n'accomplit l'habituel travail visuel et spirituel de la lecture, et qu'après l'avoir refermé, et avant de le reprendre, l'écho de cette voix se prolonge, évoquant la présence de l'auteur pour ceux qui le connaissent, et, pour les autres, capables de la reconstituer. (Lucien-Alphonse Daudet)


Pocket, 596 p.
Quatrième de couverture : Inimaginable pour ses contemporains, entre les murs de liège de son appartement du boulevard Haussmann, un dandy maladif, dont personne ne soupçonnait le génie, crée un monument romanesque qui allait dominer la littérature française. Explorant les méandres infinis de la mémoire, à partir de précieuses sensations retrouvées, il ressuscite une société défunte à travers le prisme de l'intelligence, du comique et de la poésie. Aujourd'hui, Swann, Combray, Balbec, Guermantes, Bergotte ou le terrible Charlus sont devenus les figures tutélaires d'une religion universelle. Conscient de la puissance de son œuvre, Marcel Proust prolonge celle de Balzac et réinvente les Mille et Une nuits de l'Occident.
Lire La Recherche du temps perdu, c'est vivre d'une seconde vie, c'est entrer dans une féérie où le temps et l'espace se confondent et renouvellent le miracle d'un éternel présent.


Gallimard
, collection Blanche, 408 p.
Quatrième de couverture : « Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté... Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur goutelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir.»


Gallimard, collection La Gerbe illustrée, préface André Maurois, illustrations Philippe Jullian, 496 p.
Edition Grasset, 1913



Illustrations Yan Nascimbene, collection Futuropolis/Gallimard, 192 p.
Quatrième de couverture : « Le regard de Proust est celui d'un voyeur, il observe pour nourrir sa réflexion et édifier ainsi sa "démonstration". Je suis resté plus en retrait encore, caché dans l'ombre du narrateur et de Swann, en espérant que cette discrétion me permette d'approcher de plus près, au-delà du décor et des costumes, leur silence, leur émotion. Bien entendu il aurait été absurde de prétendre "enrichir" le texte de mes dessins ! J'espère cependant qu'ils pourront prolonger la rêverie du lecteur...» (Yann Nascimbene)

Marcel Proust (1871-1922)
Du côté de chez Swann (tome 1 de la Recherche)
Avec ses trois parties :
- "Combray"
- "Un amour de Swann"
- "Noms de pays : le nom".

Nous lisons ce livre pour le 18 novembre 2022.

Nous avons choisi Proust, émoustillés par trois expositions successives liées au 150e anniversaire de la naissance de Marcel Proust, puis au centième anniversaire de sa mort... :

•"Marcel Proust, un roman parisien" au musée Carnavalet 16 décembre 2021-10 avril 2022
• "Marcel Proust. Du côté de la mère" au musée d’art et d’histoire du Judaïsme 14 avril-28 août 2022

•Et principalement l'exposition Marcel Proust : la fabrique de l’œuvre à la BNF du 11 octobre au 22 janvier 2023 dont voici une présentation sommaire :

L'exposition constitue le point d'orgue d'une année de célébrations proustiennes à Paris.
Ouvrant largement le champ de l'investigation, le parcours propose une traversée de l'œuvre À la recherche du temps perdu, organisée tome par tome pour donner à voir la fabrique du texte, afin de mettre en valeur l'exceptionnel fonds Proust de la BnF, mais aussi des objets et œuvres picturales qui rendent compte de l'univers proustien.
Il s'appuie notamment sur les résultats de la recherche de ces 20 dernières années, présentant des pièces capitales et inédites, récemment entrées dans les fonds de la BnF ou issues de collections extérieures, qui sont ici rassemblées pour la première fois.
L'exposition met aussi en avant les apports du numérique dans l'histoire de la réception et de l'interprétation des manuscrits.
Quelque 350 pièces exceptionnelles - manuscrits, objets (meubles, costumes, appareils de projection), extraits audiovisuels (musique, entretiens), peintures -, issues des fonds de la BnF et de collections extérieures, invitent à plonger au cœur de l'œuvre et de l'esthétique proustienne. Voir :
- la présentation en détail
- un entretien avec les commissaires



 

 

Nos cotes d'amour, de l'enthousiasme au rejet :
                                        
à la folie
grand ouvert
beaucoup
¾ ouvert
moyennement
à moitié
un peu
ouvert ¼
pas du tout
fermé !

 

 

 

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