Le pont sur la Drina, postface de Predrag Matvejevitch, trad. du serbo-croate par Pascale Delpech, éd. Le Livre de poche, 1997, 1999 et 2008, 384 p. (différentes couvertures)

Quatrième de couverture : À Visegrad, c’est sur le pont reliant les deux rives de la Drina – mais aussi la Serbie et la Bosnie, l’Orient et l’Occident – que se concentre depuis le xvie siècle la vie des habitants, chrétiens, juifs, musulmans de Turquie ou "islamisés". C’est là que l’on palabre, s’affronte, joue aux cartes, écoute les proclamations des maîtres successifs du pays, Ottomans puis Austro-Hongrois.
C’est la chronique de ces quatre siècles que le grand romancier yougoslave Ivo Andric, prix Nobel de littérature en 1961, nous rapporte ici, mêlant la légende à l’histoire, la drôlerie à l’horreur, faisant revivre mille et un personnages : de Radisav le Serbe empalé par le gouverneur turc, à Fata qui se jette du pont pour éviter un mariage forcé, et au vieil Ali Hodja, le Turc traditionaliste, qui voit avec consternation surgir les troupes de l’empereur François-Joseph.
En 1914, le pont endommagé dans une explosion demeure debout. Sinistre présage, cependant, grâce auquel ce roman paru en 1945, œuvre d’un écrivain bosniaque par sa naissance, croate par son origine et serbe par ses engagements d’alors, nous paraît aujourd’hui mystérieusement prophétique.


Le pont sur la Drina, postface de Predrag Matvejevitch, nouvelle traduction de Pascale Delpech, Belfond, 1994, 406 p.

Quatrième de couverture : Višegrad – petit bourg de Bosnie où Ivo Andric passa une partie de son enfance  possède depuis le XVIe siècle un très beau pont de pierre blanche C'est sur la kapia, la petite place publique ménagée en son milieu, que se concentre la vie des habitants et que se déroulent les événements les plus importants : on y empale et on y pend, on y cause entre amis, on y joue son âme aux cartes, on y lit les proclamations des maîtres successifs de la Bosnie. On y regarde défiler les années turques puis austro-hongroises et, les drames individuels se mêlant aux tragédies collectives, on y voit aussi parfois des jeunes filles se suicider pour échapper à un mariage forcé.
Car c'est toute l'histoire du pont que retrace ici Ivo Andric, depuis sa construction par le vizir Mehmed-pacha Sokolo Vic
 enfant de Višegrad islamisé de force et qui fit en Turquie une brillante carrière , jusqu'au bombardement qui, en 1914, détruisit pour la première fois une partie de l'édifice Pendant plus de trois siècles en effet, résistant aux agressions de la nature et des hommes, le pont était demeuré pour tous le symbole de la continuité, symbole de "ce prodige incompréhensible" qu'est la vie, qui "s'use sans cesse et s'effrite, et pourtant dure et subsiste, inébranlable, comme le pont sur la Drina".
Chef-d'œuvre incontestable d'Ivo Andric, ce livre avait fait l'objet d'une première traduction française en 1956, sous le titre Il est un pont sur la Drina.

Ivo Andric est né à Travnik en Bosnie, en 1892. Il prit une part active au mouvement national yougoslave, connut la prison et l'exil. Après une carrière de diplomate, il se consacra à son œuvre. En 1945 parurent trois de ses livres les plus fameux La Demoiselle, La Chronique de Travnik et Le Pont sur la Drina. Prix Nobel de littérature en 1961. Député à l'Assemblée nationale de la république populaire de Bosnie-Herzégovine, Andric fut l'un des personnages clés de son époque et de son pays. II est mort à Belgrade en 1975.

Première traduction

Il est un pont sur la Drina : chronique de Vichégrad, trad. Georges Luciani, Plon, 1956, 337 p.

Ivo Andric (1892-1975)
Le pont sur la Drina (1945)

Nous lisons ce livre pour le 19 juin 2020.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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