éd. de l'Olivier, 2004, prix Médicis étranger
, trad. de l'hébreu Valérie Zenatti
Histoire d'une vie, éd. Points, 2005, 216 p.

Quatrième de couverture : Comment un enfant ayant tout perdu peut-il survivre seul dans les sombres forêts ukrainiennes ? Aharon Appelfeld a 10 ans lorsqu’il s’échappe du camp. Son errance le conduira, quatre ans plus tard, en Palestine. Plongé dans le silence depuis le début de la guerre, il apprend une nouvelle langue. Il l’utilisera désormais pour tenter de relier les différentes expériences de sa vie à leurs racines perdues.

Aharon Appelfeld (1932-2018) a été déporté en 1940 dans un camp, en Ukraine, d’où il s’est évadé. Ses romans, dont Le garçon qui ne voulait pas dormir et Des jours d’une stupéfiante clarté, sont disponibles en Points.

"Un formidable roman de formation, sec et poignant : parfait." (Les Inrockuptibles)

Aharon Appelfeld (1932-2018)
Histoire d'une vie (1999, traduit en 2004)
"Que le lecteur n’aille pas chercher dans ces pages
une histoire de vie précise et structurée.
"
"Tous mes livres sont bien, en effet,
des chapitres de mon vécu le plus intime ;
pour autant ils ne sont pas l’histoire de ma vie
".

Nous lisons ce livre pour le 2 octobre 2020, le groupe breton pour le 15 octobre et le nouveau groupe parisien l'a lu pour le 25 septembre.

Voici quelques infos : articles, émissions et les références des œuvres traduites.

• ÉCOUTER
- Une très intéressante interview d'Appelfeld sur Histoire d'une vie par Nicolas Demorand, Les matins de France Culture, 49 min, 22 septembre 2004 (repris dans Les Nuits de France Culture le 13 octobre 2019)
- Une émission en deux temps avec la traductrice Valérie Zenatti qui situe l'écrivain, puis entre Laure Adler et Appelfeld, L'heure bleue, France Inter, 52 min, 19 janvier 2018.
- Histoire d'une vie, Guillaume Gallenne, France Inter, Ça peut pas faire de mal, 50 min, 9 novembre 2019.
- Aharon Appelfeld (1932-2018), des voix dans le silence, 1er août 2020, 58 min, Série 1945 : 75 ans après, France Culture. Judith Appelfeld, sa femme dit :

"Dans ses premiers livres, il s’agit de personnes désorientées, de couples dysfonctionnels, de gens qui ont été reliés par le destin ou un événement. Plusieurs années après notre mariage et la naissance de nos enfants, c’est la première fois que notre foyer l’a ramené au souvenir de sa maison, de sa famille. Il avait vécu détaché toutes ces années, il était seul. Cela lui a redonné la mémoire et tous ses souvenirs. Son écriture a changé, ses personnages ont trouvé leur place et lui aussi a changé, son attitude, sa façon de marcher. Quand je l’ai rencontré, sa voix était étranglée, puis elle s’est détendue, et elle s’est révélée…"

• REGARDER
- D'une langue à l'autre, film de Nurith Aviv, 2004, extrait de 8 min 50 : Appelfeld raconte...
- Entretien avec Aharon Appelfeld extrait de 23 min de Jusqu'au dernier : La destruction des Juifs d'Europe, un documentaire de William Karel et Blanche Finger diffusé en 8 épisodes en 2015 (thèmes évoqués : "Le choix des détails par l'écrivain", "Ne pas écrire sur les camps", "Ne pas pouvoir raconter"...)

• LIRE
-
Nous avons déjà rencontré Appelfeld quand nous avons lu Opération Shylock, où le double de l'auteur Philip Roth dîne avec le double d'Aharon (p. 77)... Un long entretien entre le vrai Appelfeld et le vrai Philip Roth, que certains d'entre nous adorent et d'autres abhorrent..., est commenté ainsi par Roth :

"À vrai dire, l'identité littéraire d'Appelfeld se lit en creux dans ce qu'il n'est pas : c'est un écrivain écartelé, déplacé, dépossédé, déraciné. Appelfeld est l'auteur dépaysé d'une littérature dépaysée, et il a fait de ce dépaysement, de cette désorientation, un sujet qui n'appartient qu'à lui. Sa sensibilité, marquée, dès la naissance ou presque, par les errances solitaires d'un petit garçon de la bourgeoisie au fin fond d'une nature hostile, semble avoir créé par génération spontanée un style que distinguent sa sobriété, une progression hors du temps et des pulsions narratives contrecarrées, une prose qui s'adapte comme par magie à la mentalité du dépaysement. Tout aussi unique que le sujet est la voix, qui surgit d'une conscience blessée, à mi-chemin entre l'amnésie et la mémoire, et situe le récit entre parabole et histoire." (voir ICI l'entretien complet, extrait de Parlons travail, Philip Roth, Gallimard, 2004)

- Florence Noiville, venue en 2019 dans notre groupe, raconte sa rencontre avec Appelfeld (Le Monde, 24 juin 2011).

- Un compte rendu détaillé d'un livre d'Appelfeld, Mon père et ma mère, qui sort la veille de notre séance (Télérama, 23 septembre 2020).

- Pour rendre hommage à Aharon Appelfeld lors de son 80e anniversaire et ses 50 ans d’écriture, un colloque international a été organisé à Paris en 2012 (par l’INALCO, avec le Mémorial de la Shoah, l’Université Ben Gourion et celle de Tel-Aviv), restitué en ligne dans 15 articles de la revue Yod (Revue des études hébraïques et juives), n° 19, 2014 (avec trois parties : 1.Autour de la narration de soi - 2.L'art poétique d'Appelfeld - 3.L’œuvre d’Appelfeld dans son contexte israélien). Voici des articles consacrés au livre que nous lisons :
> "Les secrets de la mémoire et l'art de la transmission : l'histoire et l'histoire de l'histoire", de Masha Itzhaki
> "Des grands malheurs, on peut parler en murmurant : l'esthétique de la réticence dans Histoire d'une vie d'Aharon Appelfeld", d'Anne Prouteau
> "Histoire d'une vie, Histoire de silences : une poétique de la mémoire", de Danièle Sabbah
> "De l'écriture comme vêtement" de Myriam Ruszniewski Dahan

Voici LES ŒUVRES d'Aharon Appelfeld TRADUITES.
La plupart se trouvent en éditions de poche (15 en Points).

•Traductions d'abord d'Arlette Pierrot, aux éditions Pierre Belfond
- 1985 : Le Temps des prodiges
- 1989 : Badenheim
- 1989 : Tsili (adapté au cinéma)
- 1992 : Au pays des roseaux

• Puis des traductions de Sylvie Cohen, éditions Gallimard
- 1993 : L'Immortel Bartfuss

- 1996 : Katherina

• Enfin et surtout des traductions de Valérie Zenatti, aux éditions de l'Olivier (sauf pour les livres jeunesse)
- 2004 : Histoire d'une vie
- 2006 : L'Amour, soudain
- 2008 : Floraison sauvage
- 2008 : La Chambre de Mariana
- 2009 : Et la fureur ne s'est pas encore tue
- 2011 : Le garçon qui voulait dormir
- 2013 : Les Eaux tumultueuses
- 2014 : Adam et Thomas (L'école des loisirs)
- 2015 : Les partisans
- 2016 : De longues nuits d'été (L'école des loisirs)
- 2018 : Des jours d'une stupéfiante clarté
- 2020 : Mon père et ma mère

Valérie Zenatti a consacré après sa mort en 2019 un livre à Aharon Appelfeld, Dans le faisceau des vivants, éd. de l’Olivier (extrait ICI).

Aharon Appelfeld et Valérie Zenatti, sa traductrice, entretenaient une relation quasi filiale. À la mort du premier, la seconde a consigné par écrit son chemin de deuil (Le Point, 21 janvier 2019).

 

 

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