

Elias CANETTI, La
langue sauvée, trad. de l'allemand Bernard Kreiss, Albin
Michel, 364 p.
Quatrième de couverture : La langue sauvée
constitue le premier volet de l'autobiographie d'Elias Canetti, prix Nobel
de littérature. L'intellectuel, l'homme de toutes les tentatives,
revient pour la première fois sur sa propre vie et parle de son
enfance en Bulgarie, en Angleterre, en Autriche et en Suisse. L'origine
espagnole de sa famille, le caractère quasi oriental de ce confluent
de langues et de races qu'est la petite ville bulgare où il est
né, le mode de vie patriarcal sous la houlette d'un grand-père
tout-puissant qui s'inscrit encore dans la tradition des juifs séfarades
d'origine espagnole, le déclenchement de la Première Guerre
mondiale vécu dans la Vienne impériale, les années
de guerre et d'immédiat après-guerre... tout cela constitue
la riche toile de fond qui nourrit les observations de l'enfant.
Mais au-delà, c'est l'éducation sentimentale et l'intensité
des premières révélations sur le cur humain
qui nous retiennent. Car tout ici parle au cur : l'amour du père
dont la mort prématurée délivre à l'enfant
sa propre crainte de la mort ; le rapport à la mère qui
lui ouvre les portes du vaste monde de la langue et de la littérature
; les premières inimitiés et toutes les petites expériences
quotidiennes déterminantes ; et, enfin, l'écroulement nécessaire
de l'enfance.

Écrits autobiographiques, Le Livre de poche, 1998, 1492 p.
Ce volume réunit :
- Histoire d'une jeunesse : La Langue sauvée (1905-1921)
- Histoire d'une vie : Le Flambeau dans l'oreille (1921-1931)
- Histoire d'une vie : Jeux de regard (1931-1937)
- Le Territoire de l'homme (1942-1972)
- Le Cur secret de l'horloge (1973-1985)
|
|
Elias Canetti (1905-1994, prix Nobel en 1981)
La langue sauvée (1977)
Nous avons lu ce livre pour le 13 mars
2026.
Le groupe breton a pris de l'avance le 12 février.
Les avis des deux groupes sont très
différents : uniquement positifs en Bretagne, plus divers
à Paris.
|